L’architecture d’abord
Dans un riad, l’architecture est déjà la décoration : zellige, plâtre sculpté, arcs, bois de cèdre, patios. Le rôle du décorateur est de la mettre en valeur, pas de la couvrir. Notre première règle est simple : si un objet cache un motif, on l’enlève.
Le patio : peu de mobilier, beaucoup de plantes
Un patio de riad se meuble légèrement : deux banquettes basses, une table, des tapis que l’on peut rouler, et des plantes qui montent vers la lumière. Le centre reste libre — c’est l’espace de fraîcheur et de circulation.
Les chambres : confort moderne, matières traditionnelles
C’est là que le confort moderne compte le plus : matelas de qualité, lumière de lecture, climatisation discrète, rangements fermés. On garde les matières traditionnelles — laine, cuir, kilim — sur la tête de lit, le banc et les coussins.
Une identité par chambre, une base commune pour tout le riad : c’est ainsi qu’un client se souvient de sa chambre sans que la maison perde sa cohérence.
Le rooftop : résistant au soleil et au vent
Laine épaisse, coton, bois naturel, métal patiné. Pas de textile fragile ni de coussin clair qui jaunit. Prévoyez des rangements pour rentrer les coussins en cas de vent, et un éclairage sur batterie ou solaire pour les soirées.
La lumière : chaude et basse
Lanternes en laiton, appliques, bougies, guirlandes discrètes : la lumière basse crée l’atmosphère qu’on vient chercher dans un riad. Évitez les plafonniers blancs, qui détruisent instantanément l’ambiance.
L’entretien : ce qui décide de la durée de vie
Dans une maison d’hôtes, tout se salit plus vite. Choisissez des housses déhoussables, des tapis dont la laine est dense, du cuir traité, et prévoyez un jeu de rechange pour les pièces les plus sollicitées. C’est moins une question de style que de gestion.
Un projet par phases
Rénover un riad entier d’un coup est rarement réaliste. Nous travaillons par phases : d’abord les espaces que le client voit en premier — réception, patio, une chambre témoin — puis le reste, une saison à la fois.